Cette page recense les biens immobiliers en mauvais état, abandonnés ou saisis disponibles à la vente en Belgique : maisons à rénover entièrement, immeubles insalubres, biens sous saisie judiciaire et propriétés dégradées détectées parmi les annonces actives.
Les biens présentés proviennent de deux sources : les ventes publiques organisées sur la plateforme Biddit (ventes aux enchères notariales en ligne, accessibles à tous) et les annonces publiées par Immo Notaire, le portail des notaires belges.
Une vente publique notariale se déroule en une ou plusieurs séances d'enchères, avec une mise à prix fixée dans le cahier des charges. Les ventes en ligne via Biddit permettent de participer à distance, sous réserve d'une identification et d'un dépôt de garantie préalable.
L'adjudicataire (le plus offrant) est déclaré acquéreur à l'issue de la séance, mais la vente n'est définitive qu'après l'expiration du délai légal d'appel sur offre, durant lequel un tiers peut proposer une surenchère d'au moins 10 % du prix d'adjudication.
Les frais à la charge de l'acquéreur comprennent les droits d'enregistrement, les honoraires du notaire, les frais de publicité et, selon les termes du cahier des charges, d'éventuels arriérés de charges ou dettes liées au bien.
Avant de participer à une enchère sur un bien en ruine ou dégradé, plusieurs points sont à contrôler impérativement :
Un bien en ruine peut représenter une opportunité d'acquisition à un prix inférieur au marché, mais l'état du bâti, les coûts de rénovation et les contraintes légales doivent être évalués par un professionnel avant tout engagement.
Oui. Un bien abandonné appartient toujours à quelqu'un : il s'achète, il ne s'occupe pas. La plupart de ces biens passent par les ventes publiques notariales, en ligne sur Biddit ou de gré à gré via Immo Notaire. Les droits d'enregistrement restent dus, même sur un bien en ruine, et se calculent sur la valeur vénale du bien — non sur le prix convenu.
Trois sources publiques : les ventes publiques notariales (Biddit), les annonces notariales de gré à gré (Immo Notaire), et les inventaires communaux des immeubles inoccupés, consultables sur demande auprès de la commune. Levier rassemble les deux premières et signale les biens en ruine, saisis ou à rénover lourdement. Levier en recense actuellement 154.
Un prix symbolique ne dispense pas des droits d'enregistrement : ceux-ci se calculent sur la valeur vénale du bien, que le notaire établit, et non sur le montant inscrit à l'acte. Une maison cédée pour un euro reste donc taxée sur ce qu'elle vaut, terrain compris. À quoi s'ajoutent le coût des travaux et, le cas échéant, la taxe communale sur les immeubles inoccupés tant que le bien n'est pas remis en état. Enfin, quand c'est la commune elle-même qui vend, l'acte assortit souvent la cession d'un engagement de rénovation dans un délai fixé : la condition écarte les acquéreurs qui achèteraient pour revendre en l'état.
Pour une remise à neuf complète, les ordres de grandeur couramment observés vont de 800 à 1 500 € par m², hors gros œuvre à reprendre et hors honoraires. Un bien dont la toiture est effondrée sort de cette fourchette. La seule manière de chiffrer sérieusement reste deux ou trois devis détaillés d'entrepreneurs, poste par poste, obtenus avant d'enchérir : l'enchère est ferme, et un devis vague ne protège de rien.
Chaque année, un logement inoccupé coûte entre 500 et 12 500 € de taxe communale en Wallonie, et le signalement est automatique depuis 2022 via les fournisseurs d'énergie.
Les acheteurs qui consultent cette page cherchent précisément ce type de bien : à rénover entièrement, insalubre, inhabité depuis des années, hérité et laissé à l'abandon. Ce qu'un portail classique refuse, eux le cherchent.
Déposez votre bien gratuitement. Aucun frais, aucune commission, aucun engagement. Vous retirez l'annonce quand vous voulez.
Déposer mon bienAvant toute offre, apprenez à repérer une infraction urbanistique avant d'enchérir dans le cahier des charges.